L'histoire :

Nombre d'habitants : 1497 tanneronnais (données INSEE au 1er janvier 2013)

Superficie : 5278 ha

Hameaux : 22

Canton de Fayence, cinquième circonscription

Altitude à Peygros : 410 m

 

Les habitants de cette contrée était des nomades voyageant selon les saisons. Au VIème siècle avant J-C, de nombreuses tribus s'étaient constituées mais furent soumises par les légions romaines. Jusqu'à la fin du Vème siècle de notre ère, la sédentarisation et la paix romaine assuraient une parfaite sécurité aux habitants.

Puis, la christianisation remplace la civilisation romaine et, dans la région, on note la présence de communautés religieuses autour de Callian. Tanneron était depuis l'origine une seigneurie appartenant à la famille de "Grasse", à la branche des Grasse-Cabris et faisait partie de l'immense territoire de Callian. C'est en épousant Hermangarde (fille de Guillaume Gruette) qu'Hugues de Marseille devient "princeps" (premier seigneur de la région).

Il prit le nom du domaine qui faisait la liaison entre ses biens et ceux de son épouse et se fit appeler Hugues de Callian. La communauté de Callian, au haut moyen-âge, s'étendait dans tout le territoire de la Colle-Narbonne (Montauroux) y compris le Tanneron.

Après le départ des bandes sarrasines et trois siècle d'anarchie, un mouvement de reprise économique se manifeste en Provence à la fin du Xème siècle et la féodalité s'installe petit à petit.

 

L'Estérel resté sauvage, servait de refuge aux brigands et pillards grâce au maquis et aux nombreuses grottes du massif. La Provence et l'Europe furent touchées au milieu du XIVème siècle par la "grand peste". Au début du siècle suivant, le comté ordonne la construction de murailles et de forteresses dans chaque village afin de se préserver des épidémies et de défendre les populations. En raison de l'appauvrissement, des villages entiers de la région de Grasse et de Draguignan sont repeuplés d'habitants de la Ligurie (Italie).

 

La seigneurie de Tanneron est toujours fief de la famille des "Grasse" au XVIème siècle et les guerres de religion secouent le pays des Siagnes.

Le massif du Tanneron était à cette époque, couvert d'une magnifique pinède. Certains arbres attaignaient 30 m de hauteur et 7 m de circonférence. De ce fait, de nombreuses verreries voient le jour, les forêts alentours contribuant à alimenter leurs fours. Ceux-ci deviennent itinérants suivant les coupes de bois réglementées par la Marine Royale, forte consommatrice de bois de charpente pour ses navires. Tout cela, non sans graves dommages pour ces forêts.

Mais, c'est à la fin du XVIIIème siècle, qu'un violent incendie ravage la majeure partie des forêts de Tanneron et que le mimosa, importé d'Australie, commence à recouvrir le massif.

 

Lors de la Révolution, on pille et brûle quelques châteaux. L'Estérel devient alors un centre de brigandage. La Provence est morcelée en plusieurs circonscriptions territoriales et Callian et Montauroux forment un canton tandis que Mons, Seillans et Tourrettes forment celui de Fayence.

Les conditions de vie s'améliorent et la population augmente, s'entassant surtout sur les villages perchés. Et Tanneron se détache définitivement de Callian en 1835.

 

En 1886, il existe 3 mines de houille à : Callian, Montauroux et Tanneron. De nouvelles cultures spéculatives liées aux parfumeries grassoisses apparaissent aussi. Quelques années plus tard est inaugurée la gare ferroviaire du "Central Var".

L'agriculture est peu développée et le pays produit l'olivier, le figuier, le blé et le châtaignier mais surtout, le fraisier et le griottier.

L'industrie est représentée par le Moulin à farine à Saint Cassien Des Bois mais aussi par la charbonnière, quelques scieries et une mine d'anthracite.

 

Au siècle dernier :

 

Les Tanneronnais ne sont plus que 600 en 1905 pour voir arriver l'électricité dans leur commune. En 1962, l'EDF commence l'énorme chantier du barrage de Saint Cassien. Tanneron devient propriétaire d'une partie du lac et voit alors de nouvelles opportunités touristiques. Dès 1985, les réalisations se multiplient et encouragent une démographie galopante.